C'est contradictoire, quand on y songe. Si on m'avait raconté il y a encore 4 ans que je ferais un jour un cours de cuisine, j'aurais ri à n'en plus finir. Et j'aurais eu tort, puisque c'est exactement ce que j'ai fait mardi dernier, à Paris chez Ducasse. Quand je pense qu'il n'y a encore pas si longtemps, la cuisine me paraissait quelque chose de futile. C'est fou, comme on évolue. Je me souviens qu'à l'époque, je ne parvenais pas à piger pour quelle raison certaines personnes s'éreintaient devant les fourneaux durant des heures. Ça me dépassait complètement. J'avais envie de leur montrer qu'il suffisait de percer le film d'une barquette, de la mettre au micro-ondes deux minutes, pour obtenir un succulent repas (oui, j'étais de mauvaise foi à l'époque, puisque j'insistais pour dire que ces bouillies étaient succulentes). Et puis, histoire de ne pas mourir idiot, j'ai commencé à me mettre à la cuisine. Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas ? Et de façon étonnante, j'ai compris le pouvoir d'attraction de la cuisine. On se laisse prendre au jeu bien plus vite qu'il n'y paraît. Au début, on suit les dosages à la lettre. Puis ensuite on se laisse porter par son intuition. Aujourd'hui, je peux l'avouer : j'aime le fait de cuisiner. Cela me relaxe, quand j'ai envie de mettre mon cerveau sur off. J'aime arrêter de réfléchir pour me concentrer sur la cuisine. J'aime également le fait de me laisser porter par mes passions du moment. Il m'arrive même de regarder régulièrement des émissions consacrées à la cuisine. Elles m'incitent à m'ouvrir l'esprit, me font envisager les plats les plus incroyables. S'ils se révèlent en général moins incroyables que prévu (et encore, quand ils sont comestiables), cela importe peu : parce que s'il y a une chose que j'ai fini par comprendre, c'est que préparer un bon plat n'est au fond qu'une excuse. Ce qui a de l'importance, c'est de goûter le chemin qui y mène. La cuisine, c'est l'activité idéale pour profiter du moment présent. Et si vous n'avez jamais suivi de cours de cuisine, je vous conseille vraiment de tenter l'aventure. L'ambiance y est particulièrement plaisante et décontractée : on babille et on s'amuse tout en apprenant. On est loin du cours guindé auquel je m'attendais un peu en y allant. Et cela tient davantage de l'atelier que du cours, dans le sens où l'on est sans cesse dans la pratique. Le chef nous a montré très simplement comment préparer notre assiette, puis nous a laissés faire de bout en bout. Et à la fin, nous avons dégusté les assiettes que vous avions préparées, en compagnie du chef qui mangeait avec nous. On devrait vraiment mettre une devise à l'entrée de toute cuisine : « carpe diem ». Pour ceux qui veulent faire le grand saut, voici le cours de cuisine auquel j'ai participé. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce cours de cuisine à Paris chez Ducasse.